ou "Le jour où Blanche Neige mangea elle-même la pomme empoisonnée..."
C'est le 2 septembre 2008 que commença ma nouvelle vie.
8h30. Établissement nanterrien bien connu. A l'assaut du 5e étage, le grand inconnu...
Depuis ce jour là, j'ai appris des choses, j'ai fais de nouvelles rencontres, j'ai stressé et j'ai déprimé parce que : "je n'y arriverais jamais, il est 2h du matin et j'ai toujours pas fini cette pu** de dissert !!!!" Depuis ce jour là je déteste les plans en trois en parties, je les maudits nuits et jours. J'ai compris combien ça faisait du bien de trouver quelqu'un dans la même galère que soi : "Tamaé, j'y arrive pas ! sniiif !" "MOI NOOOON plus". J'apprends à être tolérante envers les autres, surtout ceux qui n'ont pas les mêmes idées politiques que moi : "chacun ses idées, faut de tout pour faire un monde ! :D" J'ai compris que j'étais une bille en anglais, et qu'il faudrait un miracle pour avoir la moyenne à ma prochaine colle. J'ai appris ce que "colle" voulait dire dans le jargon des prépas : examen oral. Je sais que le nom de ma filière est en faite un vilain nom donné au littéraire par les scientifiques : khâgneux = ceux qui ont un teint cadavérique et qui ont les genoux cagneux à force de rester enfermé dans une salle en passant son temps à lire, et "hypo" pour ce qui est "en dessous" en grec, donc en dessous de la khâgne. J'envisage sérieusement de ne demander au Père Noël et à tout mes pochains anniversaire des livres, ceux que mes profs veulent que je me fournisse. Je monte dans le bus avec mon livre, je lis dans le bus, je descends du bus avec mon livre, je lis en marchant...
Je suis en Prépa littéraire. J'ai 18 ans et le bac, et je m'apperçois que si je me suis plains de mon travail l'année dernière... j'étais bien naïve. Le mot d'ordre de cette année est : "lire !" La plus grande leçon à retenir : le soutien.
Pour finir : paraîtrait que mes chances de réussites sont tout à fait compromises, la raison est simple : j'ai encore une vie sociale.
Note à moi-même, et à tout les autres qui se sentiront concernés : "Une vie de chien" expression péjorative, et pourtant quand je vois ma chienne roupiller toute la journée dans la maison... Mais b** qu'est ce que je l'envie !

