Étrange.
Se dire que l'on part, avoir 18 ans. Et revenir finalement, à peine un mois plus tard, avec 19 ans.
Si l'on part, si l'on change de pays, est-ce un peu mettre sa vie en parenthèse ?
Pourtant, ça ne changera rien, le temps s'écoule tout de même. C'est comme si on évoluait dans un autre espace-temps, et pourtant ça ne changera rien : même si on y est pas, le temps s'est quand même écoulé.
ஐOmeuh.ஐ
Avoir l'intime conviction qu'on a mieux à faire.
La conviction qu'il serait beaucoup plus raisonnable, souhaitable, mieux pour soi même. Et passer quand même outre.
L'étudiante -celle que je suis au moins - connait parfaitement se sentiment. Elle l'a (un peu) côtoyé toute l'année.
Savoir pertinemment que le mieux pour tout un tas de raisons - toutes plus valables les unes que les autres -
qu'elle ferait mieux de se mettre sérieusement à faire ce fichu devoir ! Et pourtant trouver tout un tas de raison pour la pousser à faire autrement...
Trouver toujours plus d'une chose plus intéressantes à faire, et parvenir à se convaincre qu'un petit tour - juste un tout petit ! - par l'ordinateur
(par exemple !) ne peut faire de mal à personnes, et même !, qu'il est très important, voire indispensable...
Après avoir testé cette technique toute l'année, continuer à penser et même savoir que c'est une très mauvaise tactique elle continue à la mettre en pratique,
même la veille des vacances.
Demain départ. Lever 5h env. Puis 7h de route env.
Mais rien n'y fait : 2h du matin largement passé, elle est toujours debout plonger dans des activités,
somme toutes plus vitales les unes que les autres ! Enfin !
Et même comme ça, même en sachant qu'elle aura moins de 3h de sommeil, qu'elle n'en a eu que 5 la nuit d'avant,
elle continue à se rassurer en se disant qu'elle pourra suffisamment récupérer dans la voiture pendant que se ne sera pas son tour de conduire.
Ah ! Insouciance de la jeunesse !